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LA SANTE DANS LE MONDE, ETHNOPHARMACOLOGIE > Epidémies, pandémies

La menace de grippe H1N1, dite porcine... et les thérapies naturelles

Qu'est ce qu'un virus?
Tout le monde parle de virus, et pas seulement en informatique.
Ce que tout le monde connaît d'un virus, c'est qu'il peut rendre malade, et qu'une fois la personne infectée, elle peut transmettre le virus à d'autres personnes.

La menace de grippe H1N1, dite porcine... et les thérapies naturelles

Qu'en est-il réellement en ce qui concerne les virus humains, c'est-à-dire les virus pouvant contaminer l'homme.

Si l'on consulte le grand dictionnaire terminologique québécois, on peut lire ceci :
"Microorganisme infectieux rudimentaire contenant un seul type d'acide nucléique, soit un acide désoxyribonucléique ou un acide ribonucléique, encagé dans une capside protéique, qui utilise, pour la synthèse de ses propres constituants, les matériaux de la cellule qu'il parasite, et qui se reproduit à partir de son seul matériel génétique"


En d'autres termes, un virus est constitué d'un acide nucléique. Or, un acide nucléique est un des éléments qui entrent dans la constitution des chromosomes, et des protéines que fabriquent nos cellules.

En quoi est-ce important?

Tout simplement parce que la composition du virus est telle qu'il contient en lui même tout ce dont il a besoin pour s'auto-reproduire facilement dans l'organisme qu'il va parasiter.

Explication
Notre corps est composé de milliards de cellules.
Nos cellules vivent, se nourrissent, évacuent des déchets et fabriquent certaines substances comme des protéines, indispensables à la vie.
A l'intérieur de chacune de nos cellules, il existe donc une microscopique usine composée d'éléments appelés ribosomes.
Cette minuscule usine fonctionne de manière relativement simple: elle lit le code de la protéine qu'il lui faut fabriquer, et elle la fabrique.
Cette usine fonctionne en permanence car le corps humain a besoin en permanence de protéines.
Le virus, de par sa taille microscopique - environ un dix-millième de millimètre (un millimètre divisé par 10 000), peut pénétrer les défenses, surtout si celles-ci sont affaiblies, et aller vers sa cible : la cellule.
Sa composition chimique et sa petite taille font qu'il peut traverser les parois cellulaires, appelées membranes, et donc pénétrer à l'intérieur des cellules, comme on pénètre à l'intérieur d'une maison.
Une fois à l'intérieur, le virus va obliger les ribosomes à fabriquer… des copies de lui-même !

Non seulement le virus aura pénétré l'intérieur de la cellule, où il n'était pas invité, mais en plus se sera débrouillé d'utiliser l'appareil de fabrication pour le détourner à son propre profit : la fabrication d'innombrables copies de lui même.
Chacune des copies fabriquées quittera alors la cellule-hôte pour aller infecter d'autres cellules, et ainsi de suite.

Mode de transmission

Le mode de transmission des virus est différent selon leur nature.
Les virus du type de celui qui nous intéresse aujourd'hui font partie de ce que l'on appelle virus respiratoires.
Ils pénètrent donc l'organisme par les voies aériennes, autrement dit, quand nous respirons. D'où certaines précautions à prendre dont nous parlerons plus loin.

A l'air libre, sa durée de vie est très courte, de quelques heures à quelques jours, il a donc besoin de trouver une cellule, appelée cellule-hôte, pour s'y installer et s'y reproduire.

Plusieurs centaines de virus existent,  dont la majeure partie n'a aucune incidence sur notre santé. Mais il n'en va pas de même pour tous les virus.

Quelles sont les particularités du virus H1N1?

Il existe trois types de virus "influenza":
- Le type C est non épidémique et rarement observé chez l'humain.
- Le type B est faiblement épidémique, touchant principalement les enfants.
- Le type A est le plus fréquent. C'est ce type qui est responsable des grandes épidémies.
Il est présent chez l'homme et également chez d'autres espèces animales.
Les oiseaux sont le réservoir naturel de ce type de virus. Ils sont d'ailleurs un réservoir naturel d'énormément de virus.

Les virus qui peuvent être ensuite transmis à l'homme correspondent à trois sous-types : H1N1, H2N2 et H3N2.

Pourquoi H? pourquoi N?

2 protéines, l'Hémagglutinine (H) et la Neuraminidase (N) sont à la base du typage H et N des virus grippaux de type A  ( voir le Schéma explcatif du virus )

Il existe 16 configurations possibles pour l'hémagglutinine (H) et 9 pour la neuraminidase (N)Donnant ainsi 144 combinaisons possibles H et N. Le H5N1 responsable de la grippe aviaire étant une des combinaisons possibles.

A l'heure actuelle (mi-mai 2009) l'infection que provoque ce virus est comparable à une grippe bénigne. Les cas de mortalité sont surtout dus aux infections chez des sujets fragilisés.

Comme l'écrit l'OMS "…La vulnérabilité générale de la population peut jouer un rôle majeur. Par exemple, les sujets souffrant de maladies chroniques sous-jacentes, comme les maladies cardiovasculaires, l’asthme, le diabète, l’arthrite rhumatoïde et d’autres encore, courront un risque plus grand de contracter une forme grave ou mortelle de l’infection. La prévalence des états pathologiques et d’autres facteurs, comme l’état nutritionnel, ont une influence importante sur la gravité de la pandémie…"
On ne comprend pas encore pourquoi, au Mexique, lieu d'émergence du virus, il a entrainé plus de décès que dans les autres pays.

Comment l'épidémie progresse-t'elle ?

Une personne venant d'une zone contaminée, non encore malade mais étant en incubation (1) a toutes les chances de passer inaperçue des services sanitaires.
Au moment où surviennent les premiers symptômes, elle a rencontré, croisé, embrassé, parlé avec plusieurs personnes, qu'elle a pu contaminer.

En effet, ce virus, comme tous les virus de ce type, est expulsé par l'air expiré par une personne infectée.
Les minuscules particules d'eau en suspension dans l'air que l'on expire (on appelle cela un aérosol) contiennent en effet de grandes quantités de virus quand on est infecté.
La concentration en virus est d'autant plus importante quand on tousse ou éternue.
Il est important de le savoir car on comprend mieux une série de précautions à prendre, que nous verrons plus loin.
 
La transmission interhumaine, c'est-à-dire entre les personnes, est donc une des caractéristiques de ce virus H1N1. L'infection semble plus contagieuse que la grippe saisonnière. Le taux d’atteinte secondaire de la grippe saisonnière varie de 5 à 15%, alors que, selon les estimations actuelles, il va de 22 à 33% pour le H1N1. Le virus H1N1 semble donc se transmettre d'un individu à l'autre 3 à 4 fois plus que la grippe saisonnière.

L'apparition de foyers de contamination autonomes, c'est-à-dire chez des gens n'ayant pas eu de contact direct avec des gens venant de foyers infectieux connus, comme le Mexique, met l'OMS en état d'alerte.

A quoi devons nous nous attendre dans les semaines qui viennent ?

-    Soit le virus meurt d'ici quelques semaines, parce que les conditions climatiques ne lui conviennent plus, ou qu'il change (il mute) pour une forme affaiblie.
L'alerte sera levée. Nous aurons eu un véritable exercice "en temps réel" qui pourra nous être utile si un jour se déclare une épidémie de grippe aviaire, plus grave.

-    Soit, et c'est le cas le plus probable, le virus continue à vivre et se propager.
Dans ce cas, le niveau d'alerte sera relevé, et un certain nombre de mesures seront mises en place : Les transports seront interdits, les rassemblements de personnes déconseillés, les écoles seront donc fermées, etc.. (source : Ministère de la santé)

Deux possibilités peuvent alors se présenter :

-    Le virus reste sous sa forme actuelle, qui est somme toute peu dangereuse.
L'épidémie se propage donc sous sa forme actuelle, causant des décès, mais relativement peu en regard du nombre de personnes infectées. (Pour mémoire, la grippe "normale" telle qu'on la rencontre habituellement, tue près de 250 000 personnes chaque année)
D'ici quelques semaines, comme le fait la grippe saisonnière, l'épidémie disparaîtra, les sujets infectés auront guéri, et cesseront de contaminer les autres.

-    Le virus change de forme (il mute) pour une forme plus grave.
L'épidémie s'étendra et le nombre de décès sera bien plus important.
Nous ne possédons aucune donnée sur l'éventualité d'une mutation de ce virus, c'est pourquoi les autorités sanitaires sont prudentes, suivent tous les cas infectés et les sujets "contacts"
(les gens qui ont été en contact avec une personne infectée et qui peuvent donc déclarer la maladie), et nous tiennent informés de l'évolution de la situation.

On peut retrouver sur le site de l'OMS (2) , la carte sanitaire mondiale. Cela donne une idée des cas déclarés.
A la date du 17 mai 2009,  l'OMS recensait près de 8 450 cas dans le monde, pour 74 décès.
Si le virus mute, tous les scénarios catastrophe sont envisageables.
En 1919, la grippe espagnole, causée par un virus de la même famille que le H1N1, a causé entre 20 et 50 millions de morts.
C'est pourquoi la menace potentielle causée par ce dernier virus est réellement prise au sérieux.

Dr Michel TOURASSE

(Voir la 2ème partie de cet article : La menace de grippe H1N1, dite porcine... et les thérapies naturelles 2ème partie)

 (1) l'incubation est la période qui suit le contact avec le virus, avant que ne se développent les premiers symptômes)

 (2 ) Site de l'OMS :http://www.who.int/csr/don/GlobalSubnationalMaster_20090515_0800.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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